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Ethiopien mort lors d'une expulsion: la condamnation du policier "bienvenue" (association)
PARIS, 23 nov 2006 (AFP) - La présidente de l'association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Hélène Gacon, s'est félicitée que la responsabilité d'un agent de la police aux frontières (PAF) pour la mort d'un Ethiopien en 2003 à l'aéroport de Roissy soit reconnue.
Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné jeudi à 6 mois de prison avec sursis cet agent de la PAF pour la mort involontaire d'un Ethiopien qu'il était chargé d'escorter lors de son expulsion, en janvier 2003 à l'aéroport de Roissy.
Le tribunal a reconnu la culpabilité d'Axel Dallier, 26 ans, le chef d'escorte, pour "homicide involontaire" en raison d'un "manquement à une obligation de prudence et de sécurité".
M. Hagos Mariame était décédé le lendemain de son malaise. Pour le tenir plié sur son siège, la tête sur les genoux, M. Dallier s'était assis sur lui, selon des témoins, ce qu'il a toujours nié.
"Ce qui est important n'est pas le quantum de la peine mais qu'il y ait au moins une condamnation de principe. Cela démontre que le tribunal a reconnu une responsabilité", a déclaré à l'AFP Hélène Gacon.
L'Anafé avait été citée comme témoin lors du procès en septembre.
"Depuis la mort de cet Ethiopien, les escortes sont plus encadrées, même si on continue de recevoir des allégations de violences policières", a ajouté Mme Gacon.
Depuis ce drame, la Commission nationale de déontologie de la sécurité a recommandé l'abandon du geste technique de compression qui était alors enseigné à l'école de police. Et la formation des policiers d'escorte, qualifiée de "lacunaire" par la procureure, a été améliorée.